Des cubes qui valent des millions

30 novembre 2014

Par Marie-Eve-Lyne MICHEL

J’aime bien me servir de jeux et des jouets pour stimuler mes enfants. Prête pour une nouvelle étape, je suis allée plonger la main dans le grand sac à surprises qu’est la boutique Griffon pour en ressortir des cubes à empiler, pour 12 mois et plus.

Les cubes sont beaux, faits de carton, joliment illustrés, avec des animaux, des véhicules, des chiffres, des fruits répliqués qui illustrent le chiffre et, sur chacun, un dixième du corps d’une girafe, ce qui, empilé, donne une sorte de casse-tête vertical. Mais ma grande interrogation : « Est-ce que mon enfant arrivera à empiler ces cubes? » La tâche me semblait complexe… Alors j’ai observé.

J’ai observé comme ma petite allait désemboîter les cubes, faisant le lien entre le fait de les renverser et de voir des cubes tomber. J’ai observé avec quelle attention elle avait choisi de mettre le plus petit cube (#1) dans le plus grand (#10) et de l’en faire tomber en basculant le grand cube. Elle a répété et répété cette action, en observant avec tellement d’intérêt ce qui se produisait à l’intérieur du cube que j’aurais souhaité avoir un appareil qui mesurait le nombre de connexions qui se faisaient dans son cerveau à ce moment-là.

Au cours des 24 premiers mois de vie, le cerveau d’un enfant crée 2 millions de connexions à la seconde! Quand j’ai su ça, je me suis dit : « Pas de temps à perdre! » Mais, non. La surstimulation n’est guère mieux. L’enfant apprend aussi beaucoup en évoluant simplement dans un environnement chaleureux et positif, avec une routine rassurante et des interactions avec les gens. Il est aussi très important de ne pas toujours chercher à diriger le jeu de l’enfant. Le laisser aller, découvrir seul un jouet et son usage sont d’excellentes habitudes. Trente minutes suffisent habituellement pour les périodes de stimulation et de jeu dirigé, après quoi, l’attention de l’enfant sera portée vers autre chose.

Parmi les apprentissages insoupçonnés qu’ont permis ces cubes, ma petite a aussi compris que lorsqu’elle plongeait ses petites mains dans les cubes emboîtés pour aller chercher le plus petit, il fallait garder les doigts groupés. Elle a aussi beaucoup travaillé sa motricité, ses capacités de préhension et d’interprétation géométrique pour arriver à emboiter deux cubes de grandeur similaire. Dix petits cubes, pour des millions de connexions!

Je vois aussi de quelle façon on peut évoluer avec ce jouet, en exploitant toutes ses illustrations. Il y a de quoi faire!

Et malgré mes incertitudes, oui, elle arrive à en empiler quelques uns, même si elle a un peu moins de 11 mois, mais, surtout, elle a un plaisir fou à les faire tomber!